Actualités du CNPS
COVID-19 : Communiqué commun CNPS, FFPS, FHP
Paris, le 18 mars 2020 │ Les professionnels de santé libéraux, à travers le CNPS (Centre national des professionnels de santé) et la FFPS (Fédération française des praticiens de santé), et la FHP (Fédération de l’hospitalisation privée) ont réuni une web-cellule de crise ce mercredi midi afin de faire le point sur la distribution des masques annoncée lundi soir par le président de la République.

Pour rappel, les masques du stock de l’État devaient être acheminés dès mardi soir dans les zones les plus touchées par l’épidémie (25 départements), puis aujourd’hui dans les autres départements afin d’être distribués aux professionnels de santé.

Le point à date montre que les pharmacies d’officine ont été bien livrées. Dans les zones où l’épidémie est la plus virulente, la distribution a commencé et, dans le reste de la France, elle va débuter.

Toutefois, les quantités annoncées ne sont pas au rendez-vous. La CNAM a fait parvenir des consignes de distribution aux pharmaciens afin d’organiser le rationnement en direction des professionnels de santé libéraux les plus prioritaires :

1/ Pour les zones de cluster :

Médecins généralistes et IDE : 18 masques par semaine et par professionnel, chirurgicaux ou aux normes FFP2 selon les indications et les disponibilités, et le choix du professionnel ;
Pharmaciens : 18 masques chirurgicaux par semaine et par professionnel ;
Médecins spécialistes : 18 masques par semaine et par professionnel, chirurgicaux ou aux normes FFP2 selon les indications et les disponibilités ;
Masseurs-kinésithérapeutes : 6 masques par semaine et par professionnel, chirurgicaux ou aux normes FFP2 selon les indications et les disponibilités, pour la réalisation des actes prioritaires et non reportables ;
Chirurgiens-dentistes : une officine sera désignée prochainement dans chaque département pour délivrer les masques pour ces professionnels, leur permettant d’assurer les soins les plus urgents ;
Sages-femmes : 6 masques chirurgicaux par semaine pour prendre en charge les femmes confirmées COVID-19 ;
Services d’aide et de soins à domicile : 9 masques chirurgicaux par semaine et par professionnel exerçant au sein de la structure pour assurer les visites prioritaires ;
Prestataires de services et distributeurs de matériel : 1 boîte de masques chirurgicaux par semaine et par entreprise pour assurer les visites prioritaires, notamment lors d’intervention chez des patients sous chimiothérapie, nutrition parentérale.
 

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Face à de l’épidémie, le CNPS demande la mobilisation de l’Armée pour acheminer les masques
Cela fait plusieurs jours que le Gouvernement annonce le déblocage de son stock de masques. Mais concrètement les Libéraux de santé, qui assurent désormais les prises en charge de première ligne, restent démunis. Non seulement la première dotation a été rapidement épuisée, mais celle-ci n’a pas permis de couvrir les besoins de tous les professionnels en contact avec des patients infectés. En outre, la pénurie de solution hydroalcoolique est un réel problème.

De nombreux professionnels de santé libéraux commencent à être contaminés, avec des conséquences gravissimes pour la continuité des soins. Cette situation rejaillit par exemple, sur les laboratoires de biologie médicale qui se trouvent contraints de fermer nombre de leurs sites de proximité.

Le CNPS adresse un signal de détresse au Gouvernement. Il est urgent d’agir !

L’acheminement du stock de l’Etat ne peut pas attendre un jour de plus. Chaque jour qui passe est un jour de perdu et du terrain perdu dans la guerre sanitaire menée contre le Coronavirus, avec l’exposition inutile des soignants et des patients.

C’est pourquoi, le CNPS en appelle au Président de la République, Chef des Armées. 

Le CNPS demande que les moyens de l’Armée soient mobilisés pour acheminer de toute urgence les stocks de masques et de gel hydroalcoolique de l’Etat auprès des soignants, en commençant par les territoires où la situation est devenue critique. Il s’agit d’une mesure vitale pour assurer la continuité des soins. La gravité de la situation requiert la mobilisation de tous, y compris des moyens logistiques de l’Armée au service des soignants.
 
Les Libéraux de santé, le Leem et le SNITEM créent un comité d’interface

Paris le 13 mars 2020 │ Le jeudi 12 mars 2020, les professionnels de santé libéraux, à travers le CNPS (Centre national des professionnels de santé) et la FFPS (Fédération française des praticiens de santé), ont rencontré les représentants du Leem (Les Entreprises du médicament) et du SNITEM (Syndicat national de l'industrie des technologies médicales) afin de constituer un comité d’interface. Celui-ci vise à mettre en œuvre une organisation informelle d’échange, de partage et de construction autour de préoccupations communes liées aux enjeux de la modernisation du système de santé et des soins de ville. Il est proposé au SIDIV (Syndicat de l’industrie du diagnostic in vitro) de rejoindre le comité trans-sectoriel.


À l’occasion de cette première rencontre, les intersyndicales des Libéraux de santé et les représentants des industriels du médicament, des dispositifs médicaux et du diagnostic in vitro, ont longuement échangé sur la progression de l’épidémie de COVID-19 et l’incidence de celle-ci sur leurs secteurs respectifs. Cet échange a permis de renforcer la coordination et l’information entre ces acteurs-clés du système de santé.

 
Coronavirus COVID 19 : le CNPS réclame des mesures à la hauteur de la crise

Paris, le 5 mars 2020 │ À mesure que l’épidémie de Coronavirus – Covid-19 progresse, les professionnels libéraux se retrouvent en première ligne pour informer, orienter et prendre en charge des patients.

La distribution des masques qui débute seulement, par l’intermédiaire des pharmacies d’officines, ne concerne pas à ce stade tous les professionnels libéraux de santé, mais seulement les médecins généralistes et spécialistes, infirmiers, sages-femmes, masseurs-kinésithérapeutes et chirurgiens-dentistes. Ces derniers pourront retirer une boîte de 50 masques chirurgicaux issus du stock de l’État. Le CNPS souhaite que l’ensemble des Libéraux de santé puisse avoir rapidement accès à ce matériel de protection dès qu’il sera disponible.

Le CNPS réclame que les stocks de masques soient renouvelés au fur et à mesure et que dès que les commandes de masques FFP2 annoncées par le ministre de la Santé auront été honorées, les lots nécessaires soient également mis à disposition de la ville. Le CNPS rappelle que de nombreux actes réalisés en ville sont invasifs et nécessitent, comme le précisent les recommandations, le port de cet équipement de protection.

Par ailleurs, le CNPS appelle les pouvoirs publics à organiser une véritable surveillance afin d’éviter les dérives tarifaires sur tous les produits liés à la protection.

Pour ce qui concerne les professionnels contaminés ou malades, faisant l’objet d’une mesure d’éviction préventive après leur exposition avec un malade ou d’un arrêt, le ministre de la Santé a annoncé que « la solidarité nationale jouerait son plein et il n’y aurait pas de perte financière pour le professionnel concerné ». Or il semblerait que les mesures annoncées aux organisations professionnelles ne soient pas encore à la hauteur de cette promesse. Le CNPS réclame un effort de la collectivité nationale au niveau du montant des IJ et des mesures au niveau des charges des cabinets pour les professionnels concernés.

Enfin, le CNPS est stupéfait de la position arrêtée par l’Agence nationale du DPC (ANDPC) sur l’organisation d’actions de DPC relatives au coronavirus. Sans aucune concertation préalable avec les syndicats des libéraux de santé, l’ANDPC a décidé, qu’aucune action relative au coronavirus ne serait prise en charge dans le cadre du DPC. Le DPC devant précisément concourir à la mise en œuvre de la politique nationale de santé, écarter les actions touchant à l’épidémie actuelle est incompréhensible.

Le CNPS demande à l’ANDPC de corriger cette erreur.

Au total, le CNPS réclame des mesures à la hauteur de la crise sanitaire actuelle.
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ACCES PARTIEL : première victoire des Libéraux de santé devant le Conseil d’Etat

 

Paris, le 20 décembre 2019 | Aujourd’hui le Conseil d’Etat vient de décider de faire droit à la demande des Libéraux de Santé : la Cour de Justice de l’UE devra dire si l’accès partiel aux professions de santé à reconnaissance automatique est, ou non, contraire au droit européen.

Fin 2017 les syndicats de professions de santé lançaient un recours devant le Conseil d'Etat demandant l'annulation d'un décret et d'arrêtés qui ouvraient l'accès partiel aux professions de santé dont les diplômes bénéficient d’une reconnaissance automatique en Europe (médecins, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, sages-femmes, infirmiers).

En contestant les textes d’application devant le Conseil d’Etat et en sollicitant une interprétation auprès de la Cour de Justice européenne, les syndicats entendent aller au bout des procédures possibles afin de clarifier ce dossier.

Le CNPS voit dans l’accès partiel une machine à démanteler par bloc les métiers et compétence des professions réglementées de santé pour instaurer des « sous-professions » et ainsi favoriser l’émergence d’une offre de soins low cost, sous-qualifiée.

Le combat contre l’accès partiel aux professions de santé, et de fait l’introduction d’un exercice partiel, est la mère des batailles pour le CNPS qui s’attache depuis sa création en 1969, à promouvoir l’accès à des soins de qualité pour tous.

Alors que l’espérance de vie en bonne santé ne progresse plus depuis dix ans dans notre pays, et cela malgré les progrès scientifiques et médicaux, le CNPS considère que le développement de l’accès partiel serait un facteur d’inégalités majeur avec, à la clé, de potentielles pertes de chances.

A l’audience du Conseil d’Etat, le Rapporteur public chargé d’étudier cette demande, avait conclu à ce que la question posée était sérieuse et déterminante et devait effectivement être posée à la Cour de Justice et a souligné que la décision à venir était très attendue par les organisations de professions de santé.

Aujourd’hui le Conseil d’Etat vient de décider de suivre le rapporteur public et de faire droit à la demande de question préjudicielle des Libéraux de santé : la Cour de Justice de l’UE devra dire si l’accès partiel aux professions de santé à reconnaissance automatique est, ou non, contraire au droit européen.

 

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Renouvellement du Bureau du CNPS

Le Centre National des Professions de Santé (CNPS), l’interprofessionnelle des syndicats de Libéraux Santé, s'est réuni jeudi 19 décembre 2019 et a renouvelé son bureau pour 2 ans, conformément aux statuts.
François BLANCHECOTTE a été reconduit à l’unanimité.


Le nouveau Bureau, élu par le Conseil d'administration, est composé comme suit :
Président :

  • François BLANCHECOTTE – SDB (biologiste)
Secrétaires Généraux :
  • Catherine MOJAÏSKY – Les CDF (chirurgien–dentiste)
  • Philippe VERMESCH – SML (médecin)
Vice–Présidents :
  • Philippe BESSET – FSPF (pharmacien d'officine)
  • Serge COIMBRA –FNP (pédicure–podologue)
  • Lamine GHARBI –FHP (hospitalisation privée)
  • Luis GODINHO– UNSAF (audioprothésiste)
  • Jean–Paul ORTIZ – CSMF (médecin)
  • Thierry SOULIE – Les CDF (chirurgien–dentiste)
Trésorier :
  • Jean–Marie SOULARD CDPS 93 – Les CDF (chirurgien–dentiste)
Secrétaire Général Adjoint :
  • Jean PHILIPP – SLBC (biologiste)
Trésorier–adjoint :
  • Claude COHEN – SNMB (médecin biologiste)

Le bureau national poursuivra l’action du CNPS au service de l’ensemble des professionnels libéraux de santé. Le CNPS continuera à être une force de proposition et un outil de défense lorsque les circonstances l’exigent. Le CNPS appelle au rassemblement de l’ensemble des forces des libéraux de santé afin de relever les défis de la transformation du système de santé.
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Retour sur les 50 ans du CNPS

 
     Discours de François BLANCHECOTTE, Président du CNPS

 

Bonjour à toutes et à tous, je suis particulièrement heureux de vous accueillir pour cette journée de rentrée exceptionnelle, au cours de laquelle nous célébrons les 50 ans du CNPS. Celui-ci s’est rapidement imposé comme un interlocuteur des pouvoirs publics.

En 50 ans, le CNPS a toujours défendu que la santé publique ne pouvait pas être abordée uniquement d’un point de vue économique. Il a soutenu cette position avant même que la question des déficits ne devienne aussi centrale qu’elle l’est aujourd’hui. Beaucoup de réformes se sont succédées, demandant toujours plus avec moins de moyens.

Nous partageons les objectifs du plan « Ma Santé 2022 », mais il soulève également des inquiétudes sur la qualité des soins et le modèle économique.

Nous voulons préserver l’exercice libéral des métiers de santé, dont nous pensons qu’il est le mieux à même de répondre aux défis actuels. Pour y parvenir, nous sommes évidemment prêts à évoluer.

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